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Déconstruire le mythe Sciences po, pourquoi le concours est à votre portée ?

Déconstruire le mythe Sciences po, pourquoi le concours est à votre portée ?

Oui, qu’on se le dise une bonne fois pour toute. Les concours de Sciences Po (Paris, commun, Bordeaux, Grenoble) sont difficiles. Mais pas impossibles. Loin de là. Ah bon mais pourquoi ? 

Vous devez cerner les attentes du jury au lieu de vous noyer dans l’accumulation de connaissance.

Comme n’importe quel concours, il faut surtout comprendre les attentes du jury et organiser ses révisions en conséquence. Les candidats qui se noient dans l’accumulation de connaissance sans consacrer le temps nécessaire à la méthodologie et à cultiver leur « esprit Sciences Po » risque bien de ne jamais voir leurs efforts récompensés.

Une copie qui se résume à une accumulation de connaissances sans réflexion personnelle ni problématisation ne sera pas récompensée. Impossible d’y échapper. Comment espérez-vous gagner à un jeu si vous n’avez pas compris les règles de ce jeu ? Et bien pour un concours c’est exactement la même chose.

Et la première chose à faire pour comprendre les attentes du jury reste de lire les rapports de correction : découvrez nos extraits choisis et commentés ici.

Vous n’avez pas besoin d’être excellent dans toute les matières.

En effet, nombreux sont les candidats qui ont été admis grâce à une bonne note dans une matière (au-dessus de 14/20) et des notes moyennes (entre 9/20 et 11/20) dans toutes les autres matières.

Nous avons tous au moins un point fort. Il ne faut surtout pas laisser de côté cette matière là, mais la travailler en particulier pour sortir du lot (et ainsi pouvoir se contenter de note moyenne ailleurs). Chacun sa stratégie, mais celle-là a réussi à beaucoup d’admis.

Vous êtes face à des candidats qui sont exactement comme vous.

Les autres candidats ne sont pas des demi-dieux. Evidemment il y a un certain pourcentage d’élèves excellents et irrattrapables, mais cela représente une infime minorité. Il reste donc des places pour les « gens normaux ». Il faut être bon élève, bosseur et motivé mais pas besoin d’être un génie pour entrer à Sciences Po. Je connais beaucoup d’élèves avec des mentions AB et B au bac qui sont entrés dans un IEP.

Rendre le concours de Sciences Po intelligible et accessible aux élèves un tant soient peu motivés. Voilà la raison d’exister de notre livre 😉

Comment se remonter le moral quand on a un coup de mou ?

Comment se remonter le moral quand on a un coup de mou ?

Les coups de mou ? Tous les candidats en ont. Certains une semaine avant le concours, d’autres des mois avant. Chacun ses raisons et ses manières d’y remédier. 5 conseils pour vous lancer !

  1. Entourez-vous de personnes qui seront vos « coaches ».

« L’effet coach » n’est plus à décrire. Chacun sait que quand sa propre volonté et combativité s’épuise, il est important de s’entourer de gens qui pourront vous booster et vous donner envie de vous y remettre.

La volonté fonctionne comme un muscle. Si vous vous en servez trop, il est fatigué et doit se reposer. Amis, familles, profs ou mentors doivent prendre le relais pour vous motiver…

Un de mes potes a clairement été mon coach sans le savoir pendant mon année de terminale. Ses messages et encouragements m’ont énormément aidée et c’est loin d’être une donnée accessoire dans mon admission.

  1. Ayez des objets totems !

Ces objets qui vous rappellent pourquoi vous faites tout ça ! Citations, livres, mug « I love Sciences Po » ou une statuette de Frédérique Mion…  Peu importe. Trouver ces objets qui arrivent à vous motiver simplement en les voyant !

Pour ma part c’était une carte du Japon. Je suis pourtant entrée à Sciences Po, et je ne suis toujours pas allé au Japon.

  1. Ecrivez des phrases qui vous motive dans un carnet.

Peu importe le contenu. Si vous avez besoin d’écrire « pourquoi pour faite tout ça » pour vous motiver, alors faites le !

Beaucoup d’entrepreneur le font au moment de monter leur boite. Le journal de bord est un très bon outil pour garder un œil sur sa motivation et la rationnaliser.

  1. Anticiper les « burn out ».

Les gros coups de mou arrivent souvent quand on a trop « tiré sur la corde » et qu’on n’a pas assez écouté les petits coups de mou… autant de signaux d’alarme qu’il faut savoir prendre en compte. N’attendez pas d’être au bout du rouleau pour prendre une pause. Essayez de lâcher la pression au fil du l’année et de manière régulière. Sport, sortie, série TV… trouvez ce qui fonctionne pour vous sans être trop chronophage.

  1. N’oubliez pas que les efforts ne sont jamais nuls.

Les coups de mou viennent parfois à cause des « de toute façon je perds mon temps, je n’y arriverai jamais ». Tout ce que vous faite a un impact pour la suite. Donc même si vous passez votre année à travailler d’arrache-pied et que vous n’êtes pas admis, le travail que vous aurez fourni ne sera JAMAIS inutile. Ne pas le faire serait pire ! Vous stagneriez ! Patience, vous finirez par récolter le fruit de votre travail ! Un travail RE-GU-LIER paye toujours.

Retrouvez ici des citations motivantes à télécharger et à utiliser comme fond d’écran ou à afficher dans votre chambre !

Bon courage 😉

Préparer le concours de Sciences po avec des vidéos Youtube, oui mais lesquelles ?

Préparer le concours de Sciences po avec des vidéos Youtube, oui mais lesquelles ?

            Aujourd’hui YouTube constitue une masse considérable de connaissance en ligne, à la fois une chance et un problème. On peut se réjouir de la qualité de ce contenu en ligne qui en plus d’être varié est complètement gratuit. Mais il est parfois difficile de savoir par quelle vidéo commencer.  Pour vous faire gagner du temps dans votre préparation, nous vous avons préparé une petite sélection. 

 

5 tips to improve you critical thinking, samantha agoos :

https://www.youtube.com/watch?v=dItUGF8GdTw

Ce que vous apprendrez :

5 conseils qui peuvent être appliqué à votre dissertation et être utiles pour

  • Problématiser vos dissertations,
  • Aborder l’épreuve de question contemporaine,
  • Apporter un regard critique sur les sujets traité à l’entretien de motivation.

 

What do top students do differently ? TEDx Talks :

https://www.youtube.com/watch?v=Na8m4GPqA30&t=5s

Ce que vous apprendrez :

– L’importance qu’il y a à tester vos méthodes de travail

– La capacité à faire du 80/20 sur les connaissances à acquérir

– La capacité à apprendre de ses erreurs et à optimiser ses méthodes

 

Lettre de motivation : Symon Cyneck, the Golden Circle

https://www.youtube.com/watch?v=qp0HIF3SfI4

Ce que vous apprendrez :

– Comment construire un discours convaincant et inspirant

– Trouver votre « why »

 

Motivations et confiance en soi : David Laroche

https://www.youtube.com/user/AttitudesGagnantesV2

Ce que vous apprendrez :

  • Cultiver la psychologie positive
  • Rester motivé en toute circonstance

 

Réflexion et Analyse. Usul2000

https://www.youtube.com/user/MrUsul2000

Regarder -> Mes chers contemporains

Une très bonne source d’inspiration pour développer votre esprit critique et votre capacité d’analyse.

Données et Analyse. Data Gueule

https://www.youtube.com/user/datagueule

Les chiffres on en voit souvent et partout, mais pas toujours simple de s’y retrouver. Economie, société, politique… les sujets traités sont parfaitement dans le thème. Idéal pour la culture G.

 

Connaitre les associations étudiantes pour en parler dans sa lettre de motivation

Connaitre les associations étudiantes pour en parler dans sa lettre de motivation

La lettre de motivation est un élément incontournable de votre candidature au concours de Sciences Po Paris. Il faut y passer du temps, pour qu’elle soit (presque) parfaite.

Pour les grands principes d’écritures de la lettre de motivation, nous vous invitons à lire cet article : http://www.integrersciencespo.net/lettre-de-motivation-pour-sciences-po/

Mais outre les grands principes nous vous proposons aussi ici une des petites combines pour améliorer votre lettre. Pour cela consacrez un paragraphe à « ce que vous souhaitez faire si vous entrez à Sciences Po », et cela concerne notamment les associations étudiantes. Elles sont nombreuses et vous aurez l’embarras du choix. Mais alors comment amener le sujet ? Que dire ?

Ce qui peut ici intéresser votre lecteur est de savoir :

  • Quelle(s) association(s) étudiante(s) du campus dans lequel vous postulez vous intéresse ?
  • Pourquoi celle(s) ci en particulier ?
  • Qu’aimeriez-vous y apporter ? Comment voyez-vous votre engagement ?
  • Quelles valeurs cela fait résonner en vous ?

Pour connaître les associations rien de plus simple, tout est en ligne ! Voici la liste des associations étudiantes reconnus à Sciences Po par campus : http://www.sciencespo.fr/vie-etudiante/fr/content/associations-reconnues#

Mais n’oubliez pas, cela dépend du campus auquel vous postulez, pour savoir comment choisir, reportez-vous à cet article :

Prenez le temps de parcourir la liste des associations et de choisir une association qui vous ressemble vraiment. Cela permettra vous de montrer au jury que vous comprenez le fonctionnement de la vie associative et que vous êtes dans « l’esprit sciences po » en couplant parcours académique et engagement associatif.

Ici encore, rappelez-vous que tout ce que vous mettez dans votre lettre de motivation, sera une base de discussion pour l’entretien de motivation. Alors éviter de bluffer dans votre lettre de motivation, car vous risquer de vous sentir mal alaise à l’oral.

Trouver une citation pour améliorer votre lettre de motivation ?

Trouver une citation pour améliorer votre lettre de motivation ?

La lettre de motivation est une pièce maîtresse de votre dossier de candidature à Sciences Po Paris. Mais alors, par quelle phrase doit commencer une lettre de motivation ? Il n’y a rien de graver dans le marbre mais il ne semble pas absurde d’éviter le « Elève en classe de terminale ES au lycée Georges Brassens de… ». Premièrement parce que 80% des élèves choisissent cette accroche, deuxièmement parce que ce n’est pas vraiment une accroche. Mais alors c’est quoi une bonne accroche ? Une citation ? Oui… mais pas seulement.

  1. Qu’est-ce qu’une bonne accroche ?

Au même titre qu’une dissertation, une accroche se doit d’être : unique car personnelle, tout en ayant pour but d’éveiller la curiosité du lecteur.

D’où le fait que le fameux « élève en classe de… » soit à proscrire. Au même titre d’ailleurs que :

  • « Je me porte actuellement candidat au concours de… »
  • « Après un parcours scolaire réussi au lycée… »
  • « Je souhaite, depuis plusieurs années, intégrer l’IEP de Paris… »
  • ….

Il faut prendre un peu de hauteur pour trouver une bonne accroche. Essayer de transporter votre lecteur, de lui partager une de vos valeurs profondes. Comment faire ? Vous pouvez utiliser cette arme fatale : la citation !

  1. Comment trouver une citation, si je souhaite en mettre une ?

Une des techniques peut être de choisir une citation d’un auteur que vous appréciez particulièrement. Simple non ?

Je me refuse à donner une liste de citations car vous devez trouver une accroche unique et personnelle ! Eviter donc les citations toutes faîtes, d’auteurs qu’on trouve dans 1 lettre de motivation sur 3.

Par ailleurs, sachez que si vous mettez une citation au début de votre lettre, vous serez certainement interrogé sur ce que vous pensez de l’auteur et de son œuvre. Raison de plus pour prendre quelqu’un de vous connaissez et appréciez, donc vous avez déjà lu des œuvres.

Demandez-vous donc : Quels sont les auteurs que j’affectionne particulièrement ? Et pourquoi ? Est-ce que cet auteur a joué un rôle dans ma candidature ? Puis relier ma relation avec cet auteur avec mon orientation post bac ?  Poésie, roman, théâtre… aucun champ n’est à éliminer.

  1. Que puis-je mettre d’autres si je ne trouve pas de citation pertinente ?

Mais la citation n’est qu’un moyen parmi d’autres d’avoir une approche personnelle et attrayante. Cela ne convient pas à tous. Vous pouvez aussi utiliser :

  • le storytelling, en racontant une anecdote qui explique pourquoi vous voulez entrer à Sciences Po ou qui montre que vous être un candidat intéressant.
  • Une donnée chiffrée, tirée de l’actualité ou des sciences sociales, et qui vous permet d’expliquer votre passion pour ces sujets.
  • Une réflexion personnelle qui prend de la hauteur par rapport à votre situation propre.

Vous l’avez compris, soyez vous-même et prenez de la hauteur ! Cela bonifiera grandement la qualité de votre lettre de motivation, et donc vos chances d’entrer à Sciences Po. Bonne rédaction !

 

3 erreurs à ne pas commettre dans sa lettre de motivation pour Sciences Po

3 erreurs à ne pas commettre dans sa lettre de motivation pour Sciences Po

Décembre : voilà venu le mois des lettres de motivation pour postuler au concours de Sciences Po Paris… Pas simple. Ecrire une bonne lettre peut s’étaler sur des semaines. Il faudra l’écrire, la réécrire, la peaufiner, retirer la moitié, ajouter puis effacer encore, et 100 fois sur le métier remettre votre ouvrage. Pour vous simplifier un peu les choses, voilà 3 erreurs à garder en tête :

Erreur n°1 : ne pas suffisamment justifier ses choix de campus.

Au moment de votre inscription vous devez choisir 2 campus (retrouvez ici notre article pour savoir comment choisir). Et ces deux choix doivent être correctement argumentés dans votre lettre de motivation. Nombreux sont les candidats qui oublient ou ne font pas l’effort de le justifier. C’est une erreur assez fatale (certainement la plus fatale). Cela montre en que vous n’avez pas compris la philosophie de l’IEP parisien concernant ses campus délocalisés. Ne donnez surtout pas l’impression que c’est pas un choix annexe ou par défaut.

Erreur n°2 : ne pas illustrer vos arguments par des exemples pertinents.

Une lettre de motivation doit chercher à convaincre. Et qui dit convaincre, dit argumentation. Or, vous l’avez certainement compris en travaillant les épreuves écrites, une bonne argumentation repose sur la dynamique suivant : chaque argument doit être illustré par un exemple pertinent.

Ces exemples n’ont pas besoin d’être compliqués si vous dites que vous aimez la compétition, prouvez-le en ajoutant « J’étais classé 15/1 au tennis lorsque j’avais 17 ans ». Cela permettra d’être convaincant. Beaucoup de candidat prendre la lettre de motivation pour une version littéraire de leur CV alors que les éléments du CV ne sont là que pour illustrer vos arguments et expliquer « pourquoi vous êtes un candidat qu’on souhaite accepter à Sciences Po »

Erreur n°3 : Les phrases clichées qu’on retrouve dans 9 lettres sur 10.

Vous ne voyez pas ce que cela peut être ? Voilà : « Je veux entrer à Sciences-Po parce que c’est une excellente école, tournée vers l’international et qui me donnera une formation pluridisciplinaire ».

Faites la chasse à ce type d’argument qui ne montrent en rien en quoi vous êtes différent et unique.

Les campus délocalisés, comment choisir ?

Les campus délocalisés, comment choisir ?

Depuis 2000 Sciences Po Paris a ouvert des campus délocalisés en région pour ses étudiants. En 17 ans, 6 campus ont été créé en dehors de Paris. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Quel impact cela a sur la procédure d’inscription ? Est-on quand même diplômé de Sciences Po Pari après une licence dans ces campus ? Qu’est-ce qui différencie ces programmes entre eux ? En un mot : comment choisir ?

Les campus délocalisés de Sciences-Po Paris, QUESAKO ?

Sciences Po est aujourd’hui présent dans sept villes en France : Dijon, Le Havre, Menton, Nancy, Paris, Poitiers, Reims. Ces campus accueillent des étudiants admis dans l’IEP parisien par la procédure sur concours, la procédure CEP ou la procédure internationale.

Chaque campus délocalisé est associé à une zone géographique. La formation dans ces campus (contrairement au campus de Paris) met fortement l’accent sur la zone géographique en question. Tant sur la ou les langues vivantes enseignées que sur le programme de sciences sociales.

La formation dans ces campus ne dure que 2 ans. La troisième année se fait à l’étranger, dans la zone géographie associées. Enfin en Master (4eme et 5eme année), tous les étudiants sont rapatriés sur le campus de Paris.

Ces campus délocalisés sont donc affiliés à l’IEP Parisiens et non à des IEP de province. Un étudiant ayant fait ses 2 premières années à Menton ne sera pas diplômé de Sciences Po Menton, mais bien de Sciences Po Paris.

Quelles sont les spécificités de chaque campus ?

Quelles questions se poser pour choisir ?

Au moment de votre inscription au concours de Sciences Po Paris (fin décembre), vous devez choisir 2 campus. La plupart des étudiants choisissent le campus de Paris et un campus délocalisé, mais il est tout à fait possible de choisir 2 campus délocalisés.

Alors au moment de choisir, comment s’y pendre ? Voilà quelques questions qui peuvent vous aider.

  • Question évidente : Y-a-t-il une/des zone(s) géographique(s) qui m’intéresse(nt) ? Ce n’est pas vraiment un drame si vous avez peu de connaissances sur la zone en question. Idem pour le niveau en langue vivante. Evidemment cela est un plus mais il n’est pas du tout exigé d’être bilingue Polonais pour intégrer le campus de Dijon.
  • Question stratégique : Y-a-t-il des campus plus difficiles que d’autres à intégrer ? Oui, le programme Amérique du Nord de Reims exige un niveau excellent en anglais. Le campus de Paris (de par son ancienneté) est le plus demandé. Ce qui n’est pas forcement pertinent.
  • Question anticipation : Où est-ce que je souhaite partir en 3eme année à l’étranger ? Cela peut aider, même si le plus souvent les étudiants ne savent pas à ce stade et c’est bien normal.
  • Question mode de vie : Où est-ce que je souhaite vivre ? Et c’est là que la plupart des candidats disent Paris, mais Menton, Nancy et Dijon ne sont pas désagréables non plus.

Ne laisser pas ce choix de côté. Il est impossible de postuler uniquement au campus de Paris. Alors pour ne pas avoir de mauvaise surprise au moment des résultats, choisissez des campus qui vous correspondent.

Littérature, Economie, mathématique… que choisir pour l’ épreuve à option de Sciences Po ?

Littérature, Economie, mathématique… que choisir pour l’ épreuve à option de Sciences Po ?

Ceci concerne les épreuves écrites du concours de l’IEP parisien. L’ épreuve à option de Sciences Po est une épreuve de 3 heures. Les candidats doivent choisir s’ils souhaitent passer la littérature, l’économie ou les mathématiques. Les candidats ne sont pas obligés de passé la matière associée à leur filière (S, ES ou L). Alors, comment choisir ? Quel est le niveau de ces épreuves et les profils attendus ?

Je suis en S et j’ai d’excellentes notes en maths. En ES et j’ai excellentes notes en SES. Je suis en L et j’ai d’excellentes notes en littérature.

Dans ces trois cas, à ne pas douter, foncez sur l’épreuve de votre filière. Ne réfléchissez pas plus loin. Malgré votre bon niveau, aucune de ces épreuves ne vous semblera facile. Vous pourrez tout de même gagner ou assurer des points d’avance.  Le programme est le même que celui de première et terminale et les attentes pas si éloignées de celles du bac.

Je suis en filière S, mais j’ai un niveau moyen voir mauvais en maths. Je suis en ES, mais j’ai un niveau moyen en SES.

Pas trop le choix. Rattrapez-vous sur l’épreuve de littérature/philosophie. Et si au bac de français, l’épreuve du commentaire de texte vous faisait faire des cauchemars, il va falloir cravacher pour rattraper votre retard. Il est plus facile de rattraper ses lacunes en littérature qu’en maths ou en éco. L’épreuve de littérature est accessible. Cela demandera de :

  1. Bien comprendre ce qu’on attend de vous.
  2. Beaucoup vous entrainer. 

Je passe un bac L, mais j’ai un niveau moyen voir mauvais en littérature.

Qu’est-ce que vous faites en L ? Mettez-les bouchés double pour dépasser cet obstacle ! Ça reste accessible avec de la sueur.  Voilà les rapports de correction.

 

Gagner facilement des points en histoire à Sciences Po

Gagner facilement des points en histoire à Sciences Po

L’histoire à Sciences Po est certainement l’épreuve qui demande le plus de travail. Outre les nombreuses connaissances à acquérir il vous faudra également comprendre les attentes méthodologiques. Une bonne dissertation d’histoire à Sciences Po est avant tout une copie bien problématisée et bien argumentée. Contrairement au bac où une accumulation de connaissances un tant soit peu organisée est suffisante. Mais alors, comment gagner des points en histoire sans y passer des heures ? Oui oui c’est possible…

 

  1. Lire les rapports de correction de l’épreuve d’Histoire à Sciences Po.

Ceci est vrai pour toutes les matières, mais c’est certainement pour l’épreuve d’histoire que la méthodologie est la plus importante. Alors n’attendez plus ! Lisez et re-lisez les rapports de correction du jury et les copies corrigées ! C’est une étape qui permet, avec peu d’efforts, de gagner beaucoup de points.

 

  1. Comprendre la dynamique argument/exemple.

C’est certainement la chose la plus importante à retenir concernant les attentes de l’épreuve d’histoire. Au bac il faut restituer des connaissances, à Sciences Po il faut construire une argumentation. Et argumenter c’est aussi illustrer vos arguments par des exemples. Ces exemples sont souvent des données historiques factuelles (évènements précis, dates, lois, décisions politiques, etc…)

Il faut surtout ici : s’entrainer ! C’est souvent l’étape que les candidats repoussent et finissent pas bâcler. Ce n’est pas l’étape la plus marrante, mais sans cela tout le travail que vous avez fourni au préalable ne sert à rien. Il faut, au cours des derniers mois de révisions faire 2 à 3 plans détaillés par mois. Cela doit devenir votre priorité. Essayez de ne pas vous laisser avoir par l’argument du « je n’ai pas fini mes révisions, je le ferai après ». Des révisions ne sont jamais finies, mais s’entrainer est ESSENTIEL !

 

  1. Lire le livre de René Rémond sur le XXeme siècle pour gagner en qualité d’analyse. 

Pour affiner votre réflexion et gagner en qualité d’analyse vous pouvez enfin vous pencher sur le livre de René Rémond, Introduction à l’histoire de notre temps – Le XXe siècle, de 1914 à nos jours. Ce livre est court mais c’est une mine d’informations et de clés de lecture pour mieux comprendre le XXème siècle. Encore une fois, vous pourrez ainsi gagner beaucoup de points sans avoir à y passer des heures.

Et pour commencer à réviser l’épreuve d’histoire pendant les vacances d’été ou pendant votre année de première vous pouvez vous pencher sur des romans, films ou BD qui permettent de mon comprendre le XXème siècle : voilà la liste !

6 ans à Sciences Po, de mon premier jour à ma remise de diplôme, quel bilan ?

6 ans à Sciences Po, de mon premier jour à ma remise de diplôme, quel bilan ?

Est-ce qu’on travaille beaucoup à Sciences Po ? On y apprend des choses intéressantes ? Est-ce que les élèves se prennent pour « l’élite de la Nation » ? On choisit le pays qu’on veut en troisième année ? Autant de questions légitimes et qu’il est bon de se poser pour savoir si étudier à Sciences Po va vous plaire. Entre fantasmes et clichés, qu’est-ce qui se cache derrière cette scolarité, ces 6 ans à Sciences Po Paris ?

Le premier jour, l’anonymat

Ah le premier jour à Sciences Po… Le rêve que j’ai poursuivi pendant toute mon année de Terminale. Ce pour quoi je me levais tôt le matin et me couchais tard dans la nuit… Ce pour quoi je choisissais de délaisser mes amis pour la lecture de The Economist ou du Berstein et Milza… Ah le premier jour à Sciences Po… Et bien non, mon premier jour n’a pas été une réussite.

En premier lieu parce que n’ayant pas entendu mon réveil sonner je suis arrivée avec 1 heure de retard, suante, mal habillée et effrayée à l’idée que j’allais être catégorisée parmi « les gens pas sérieux ». En arrivant dans le hall d’entrée, un étudiant de quatrième année m’a amenée dans une salle pour « les gens en retard »… Heureusement avec 800 étudiants admis en premières années, personne n’a remarqué mon retard et cela n’a eu aucune conséquence sur le reste de ma scolarité mais il faut avouer que ce n’est pas un début idéal.

Et en fait c’est là que j’ai réalisé que, vu le nombre d’élève par promos, il était très facile d’être complètement anonyme à Sciences Po, du moins sur le campus de Paris. Je n’ai pas parlé à grand monde ce jour-là et j’ai eu l’impression d’être complètement noyée dans la masse.

1ere année, l’année studieuse

Evidemment pour le reste de mon année je suis arrivée à l’heure et n’ai plus eu de panne de réveil.  Heureusement car le premier semestre à Sciences Po est certainement celui qui m’a demandé le plus de travail. Il faut acquérir ces méthodes de problématisation et argumentation propres à Sciences Po. Cela n’étant pas innée ça demande un peu de sueur et quelques mauvaises notes avant d’ajuster tout ça. J’ai passé donc une bonne partie de ma première année à bosser en bibliothèque universitaire. Mais au fil de l’année, on gagne en efficacité et la charge de travail devient de moins en moins lourde.

En première année à Sciences Po Paris les cours sont organisés de la manière suivante : un cours magistral en amphi est complété par un cours en « conférence de méthodes »d’une vingtaine d’élèves. Les conférences de méthode sont le nom pompeux utilisé par Sciences Po pour qualifier ce qu’à la fac on appelle les TD (travaux dirigés). Les élèves qui suivent les mêmes conférences de méthodes que vous font partie de votre « triplette » (car vous suivez trois conférences de méthodes avec eux).

Les cours fondamentaux de la première année sont les suivants : histoire du XXe siècle, micro et macro économie, institution politique, sociologie et science-politique.  Vous aurez également des ateliers artistiques à choisir (théâtre, dance, chant, écriture, photos…) et des cours divers et variés parmi un large choix : environnement, relation internationale, philosophie, humanité littéraire, etc.…

La première année à Sciences Po se termine par un stage de terrain d’un mois minimum qui n’exige aucune qualification particulière. Sciences Po souhaite, à dessein, que ses étudiants effectuent un stage de terrain et pas un stage dans un bureau. J’ai pour ma part été vendeuse en librairie. Voilà un bon exemple de stage de terrain.

2eme année, l’année des expériences extra-académique

La deuxième année à Sciences Po est certainement celle qui vous demande le moins de travail. Vous avez désormais compris le fonctionnement des cours et ce qu’on attend de vous. Il est donc très facile de valider son année. C’est donc l’année idéal pour s’impliquer dans des associations, faire des petits boulots en parallèle, monter son projet, voyager, ect…

La deuxième année est également celle des « cours à la carte » chaque étudiant choisi les cours qu’il souhaite suivre parmi un panel très large.

La deuxième année est enfin celle du choix de la destination de 3A (l’année à l’échanger). Réunion, lecture de rapport de 3A, rendez-vous individuel, prise de contact avec des étudiants déjà partis… chacun a ses tactiques pour choisir la destination de ses rêves (et l’obtenir). Car vous faites six vœux, parmi une liste de centaines de pays et d’universités différentes, et ensuite Sciences Po vous donne une affection.

3eme année, l’année à l’étranger

Je suis donc partie en Inde en troisième année, pour étudier la sociologie indienne à l’Université de Pune. Pour en savoir plus sur l’Inde et sur la vie à Pune, je vous invite à lire cet article sur le blog que je tiens sur les voyages en Inde.

La troisième année est certainement la meilleure année à Sciences Po, et pour cause, vous passez un an dans un pays étranger, entre cours à la fac ou stage et voyage, loin de vos habitudes. C’est une année pleine de rebondissements et de belles découvertes. A n’en pas douter, ça vous transforme pour de bon !

La troisième année est enfin celle du choix du master que vous allez intégrer en septembre ! Question compliquée, surtout quand on est à l’étranger et que les voyages vous donnent beaucoup de nouvelles idées mais peu de réponses. Pour ma part j’ai changé de choix de master en juillet, une fois rentrée en France, ayant réalisé avoir fait le mauvais choix. J’avais choisi le Master Affaire Publique filière culture et j’ai finalement intégré le Master Communication.

4eme année, l’entrée en master

La communication s’est avéré être un bon choix pour moi. Mais d’un master à un autre la scolarité change beaucoup. La charge de travail, l’ambiance, les connaissances, l’état d’esprit… ne sont pas les mêmes. Pour connaître les masters à Sciences Po et leurs débouchés vous pouvez lire notre article sur la question. 

La quatrième année est difficile car pour beaucoup d’étudiants il faut faire le deuil de la troisième année. Ce qui n’est pas une mince affaire. Même si le campus de Paris est très agréable, il est tout de même moins exotique que ce que nous venons de vivre.

Et puis surtout en quatrième année les choses sérieuses commencent avec la recherche de votre premier stage de 6 mois dans votre spécialité.

La césure, le monde professionnel

Pour beaucoup d’étudiant, la césure est maintenant un passage obligé. Il s’agit d’une année de stage entre la première et la seconde année de Master. La plupart des étudiants font alors deux stages de six mois. C’est un bon moyen de gagner en maturité et en expérience. Et donc d’augmenter vos chances d’être embauché à la fin de vos études. C’est également un moment propice à l’exploration pour ceux qui cherchent encore leur voie. Rien ne vous oblige à faire deux stages dans la même branche.

J’ai pour ma part faire mon premier stage chez Danone en innovation sociale et mon second stage dans l’un incubateur de start-ups sociales de la Ruche. Deux stages en communications et en entrepreneuriat social mais dans des structures très différentes (entreprise du CAC40 puis association)

C’est, au même titre que l’année à l’étranger, une année très enrichissante et qui vous permet de mûrir d’un coup !

5eme année, la fin

La plupart des Master (excepté le Masters de Droit et l’Ecole de Journalisme) ont organisé la dernière année autour d’un semestre de stage et d’un semestre de cours. C’est donc une année hybride pendant laquelle vous glisser dangereusement vers « l’après Sciences Po ». A n’en pas douter on sent que la fin approche.

La dernière année est aussi celle du Grand Oral, une étape obligée pour être diplômé de Sciences Po.  C’est, comme son nom l’indique, une épreuve oral d’une vingtaine de minutes pendant laquelle présentez un sujet choisi à l’avance à un jury. C’est plus une formalité qu’autre chose. Car présenter un sujet à l’oral et écrire une note de synthèse c’est finalement ce qu’on vous apprend à faire pendant cinq ans.

Ma remise de diplômes, et maintenant ?

Je suis arrivée à l’heure cette fois. La remise de diplôme a lieu à la maison de la radio, dans un auditorium magnifique… Ce qui permet de finir tout ça sur un jolie souvenir. Encadré de ses deux parents le plus souvent très fiers de vous, ça va de soit…

On réalise alors qu’il est temps de conclure 6 années à Sciences Po. Ce n’est pas immédiat mais en réalité on est déjà tous plus ou moins déjà lancé dans nos projets futurs. Et c’est finalement ça la bonne nouvelle : entre la première et la dernière année, tout est fait pour que vous puissiez entrer dans la « vie active » (oh l’horrible mot…) sereinement et avec de beaux projets à réaliser !